Il est 22h32. J'ai passé 9 jours et demi en compagnie de Monsieur mon Magnifique Loup. C'est la première fois que je passe tant de temps avec lui. J'aimerais pouvoir dire "ces 9 jours et demi étaient les plus beaux". Mais je ne peux pas. Il n'y est pour rien, bien entendu. Lui, il était tout comme je le rêvais. Non, il était même plus que ça. Mais tête de linotte oblige, j'avais oublié les 3/4 de mes médicaments (anti-stress, etc etc).
J'aimerais pouvoir gérer ces foutues crises d'angoisse. Ces montées en puissance de peur incontrôlable, de douleur profonde et de mal être. Je m'en veux particulièrement d'avoir eu peur de lui, lors d'une de ces crises. Parce que je ne voyais pas son visage, ses mains qui se voulaient rassurantes m'ont rappelé ces hommes qui m'ont fait tant de mal, et j'ai revécu ces cauchemars, ces larmes, ces gestes déplacés, cette soumission forcée. J'ai revécu ces scènes de souffrance intense et j'ai perdu tout contrôle. J'ai eu peur de mon homme. Doucement, je suis revenue à la raison, lorsqu'enfin, j'ai aperçu ses yeux. Son magnifique regard posé sur moi. "calme toi, c'est Nicolas... Pas Mathieu. Nicolas, Nicolas...". Et doucement, je me suis sentie apaisée par sa présence, il a repris son rôle originel de soutien et non pas d'agresseur.
Mais je m'en veux, terriblement. Je l'ai rejeté parce que j'ai totalement perdu les pédales. J'ai revécu ce sentiment de solitude intense, à devoir me battre seule. Mais contre qui dois-je me battre à l'heure actuelle? Moi-même? Je suis supposée être ma propre amie... Pas une ennemie.
J'aimerais tellement ne plus avoir ces crises. J'aimerais être en paix. Je lui ai dit : Ne me laisse pas seule, proche de cette fenêtre ouverte. J'ai peur de faire une grosse grosse bêtise. Ca ne serait même pas réfléchi, en plus. J'aime ma vie, mais je suis fatiguée. J'ai tellement peur de devenir folle. D'ailleurs, ne le suis-je pas déjà à ne plus savoir me contrôler?
Je m'effraie, de plus en plus. C'est très curieux, parce que pourtant, j'avance. La semaine prochaine, je débute un stage d'une durée d'un mois. Qui vivra verra, dit-on...
[Mais au nom de la vie de ces quelques uns
Qui sont restés bloqués sur ton drôle de chemin
Au nom de mon ami malade
Qui hurle au fin fond d'son hôpital]
Pardonne moi Nicolas, je suis désolée d'être si... étrange ces temps-ci. Je t'aime à un point inimaginable. Je suis ta madame Sacapuces...
... ma merveille...
Qui sont restés bloqués sur ton drôle de chemin
Au nom de mon ami malade
Qui hurle au fin fond d'son hôpital]
Pardonne moi Nicolas, je suis désolée d'être si... étrange ces temps-ci. Je t'aime à un point inimaginable. Je suis ta madame Sacapuces...
... ma merveille...

mais ce n'est en rien de ta faute ...
Je me demande comme ça part :s
avec le temps/ avec quelqu'un :s je ne sais pas..
courage